C’est pour une série de 20 concerts que Florent Pagny a posé ses valises dans la salle mythique de l’Olympia. Accompagné de ses musiciens et amis depuis près de 40 ans pour certains, Florent nous enchante de sa voix au vibrato parfait et émouvant. Ainsi durant près de deux heures, Pagny alterne ses grands succès avec notamment Ma liberté de penser, N’importe quoi, Châtelet-les-halles, et son dernier album : Grandeur nature, Je sais qui je suis, La dernière chanson du monde…
Son spectacle se divise en trois étapes, où il nous parle du temps, de celui qui passe, de celui qui détruit la planète et ses habitants avec le très beau Un peu d’altitude. Il n’aime pas les réseaux sociaux et nous le fait bien comprendre avec Le braquage des sentiments. Il nous parle de l’amitié avec Quand on a trop de cœur, de la fidélité, de liberté comme tout simplement avec Libres, de l’amour pour un enfant, de l’amour pour les femmes de surtout et toujours de l’amour pour Sa femme, en lui dédiant plusieurs chansons : T’aimer encore, Et un jour une femme… Les chansons sont accompagnées d’images de la Terre, de la nature et de la vie qu’il a construit avec Azucena. Il nous offre un Caruso exceptionnel ovationné de longues minutes et est ensuite rejoint par Il Cello (son trio gagnant de The Voice et sa première partie) pour Io le canto per te.
Il n’y a rien à dire, Florent maîtrise son art à la perfection et ce n’est pas ses 65 ans qui font l’empêcher de nous faire vibrer, rire et pleurer. Le spectacle se termine sur une de ses plus belles chansons qu’est Les murs porteurs. Puis, comme un dernier cadeau à son public, il revient avec Savoir Aimer, l’une de ses plus connues, celle qui lui a redonné un second souffle de carrière il y a bientôt 30 ans. Après une pause estivale, Florent Pagny reprendra sa tournée sur les routes de France en octobre et il est fort à parier que ces dates seront tout autant complètes que ces 20 soirs délicieux.
